Marija Novakovic

Marija Novakovic

Croatie, Zagreb, 1885 – Vrapce, 1960

Marija NOVAKOVIC, Wolf 30 septembre 1951 Fusain, mine de plomb sur papier 19 x 32,1 cm © crédit photographique Collection Sainte-Anne inv. n°0146

Marija Novakovic
Wolf
30 septembre 1951
Fusain, mine de plomb sur papier
19 x 32,1 cm
© crédit photographique
Collection Sainte-Anne
inv. n°0146

Les sept œuvres que compte la Collection sont issues d’un don du professeur Dézidor Julius de Zagreb. Cependant deux écrits de Robert Volmat, de 1956 et de 1957, citent des œuvres et des titres d’œuvres que l’on ne retrouve pas dans la Collection.

Marija Novakovic est née en 1885 à Zagreb d’une mère d’origine et d’un père austro-hongrois qui était officier.

Lorsqu’elle était enfant elle se serait montrée douée pour la peinture. L’histoire raconte qu’un jour, elle avait dessiné la tête d’un renard rouge et son oncle voyant le dessin lui aurait dit qu’elle serait un jour un peintre célèbre. Mais elle voulait avant tout se consacrer à la musique. Elle fit des études musicales au conservatoire de Viennes et devient professeur de piano.

Autodidacte en peinture elle a toutefois eu une formation artistique de musicienne, chanteuse, danseuse et professeur de piano. Elle consacra toute la première partie de sa vie à sa carrière musicale. Il semblerait que ce soit l’aggravation de sa maladie qui l’ait amenée à se tourner vers les arts plastiques.

De sa vie personnelle, peu de chose sont connues à ce jour. Elle aurait eu deux filles et fut également la maitresse du compositeur Gustav Mahler.

De 1910 à 1932 elle fut hospitalisée à Viennes puis à Berlin pour être par la suite transférée, pour des raisons inconnues, dans une institution psychiatrique de son pays natal ; la Croatie. Elle passa le reste de sa vie à l’hôpital de Vrapce à Zagreb.

C’est vers 1936, âgée alors de 51 ans que Marija Novakovic commença à dessiner et à peindre spontanément. La peinture fut pour elle l’unique moyen d’améliorer son état mental, n’ayant jamais eu de traitement médicamenteux ou d’autre thérapie, selon son entourage médical.

Le seul texte publié à son sujet, révèle que la peinture était pour elle une consolation dans la maladie. Elle était décrite comme très nostalgique de son existence créatrice, intelligente, très cultivée, dotée d’une fantastique mémoire, d’un grand sens de l’humour et d’une fabuleuse imagination.

Par la suite elle s’adonna surtout à l’écriture. Sa production littéraire a été, semble-t-il, aussi variée que sa production picturale. Celle-ci puisait tantôt dans le fantastique le plus noir, tantôt dans le pittoresque mais aussi dans l’humour ou encore la mélancolie.

Ses thèmes étaient variés, allant du monde végétal au monde des humains en passant par le règne animal. S’agissant de la technique elle préférait le fusain, les pastels ou le crayon, disant que les couleurs n’étaient pas son fort. Elle réalisa néanmoins des aquarelles et des huiles.

En 1954, une exposition avait été entièrement consacrée aux œuvres les plus récentes de Marija Novakovic, réalisées pendant les trois dernières années de sa vie. D’après le docteur Neimarevic, quatre-vingt-quatre œuvres furent alors présentées à l’exposition de Zagreb. Malheureusement les organisateurs de cette exposition se sont efforcés de montrer ces productions en mettant l’accent sur un intérêt psychologique et psychiatrique de son œuvre, sans considérer les aspects picturaux originaux, imaginatifs et créatifs.

Les œuvres de Marija Novakovic furent présentées à :

  • Paris, 1950, Centre hospitalier Sainte-Anne, Exposition Internationale d’art psychopathologique, du 29 septembre au 22 octobre 1950.
  • Bordeaux, 1957, Bosch, Goya et le fantastique, Galerie des Beaux-Arts de la Ville, du 20 mai au 31 juillet 1957.
  • Paris, 2000, Université René Descartes – Paris V, Galerie Saint-Germain, De Sainte-Anne et d’ailleurs: Collection ancienne du Centre d’Etude de l’Expression, du 27 juin au 11 juillet 2000.
  • Tübingen, 2002, Genie und Wahnsinn, Institut culturel franco-allemand, Musée de Tübingen, du 18 avril au 16 juin 2002.
  • Paris, 2002, Portraits – de 1905 à nos jours, Musée Singer-Polignac, Centre hospitalier Sainte-Anne, du 21 septembre au 6 octobre 2002 (catalogue disponible).
  • Paris, 2003, Galerie Nationale du Jeu de Paume, La clé des champs, du 9 juillet au 28 septembre 2003.
  • Paris, 2005, Musée Singer-Polignac, L’architecture dans la peinture : Collection Sainte-Anne et des œuvres de Caroline Macdonald, du 17 septembre au 16 octobre 2005 (catalogue disponible).
  • Paris, 2009, Centre hospitalier Sainte-Anne, Musée Singer-Polignac, Le comble du vide – Collection Sainte-Anne – Centre d’Etude de l’Expression inaugurée lors des journées du patrimoine 2009, puis du 17 septembre au 15 novembre 2009 (catalogue disponible).
  • Paris, 2014, Centre hospitalier Sainte-Anne, Musée Singer-Polignac, Les Bêtes, du 20 septembre au 30 novembre 2014 (catalogue disponible).
  • Paris, 2015, Centre hospitalier Sainte-Anne, Musée Singer-Polignac, La Matrice et ses associations, du 9 février au 22 mars 2015.
'.